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Semaine du Climat

La nuit(s) du climat 2024 : Retour sur deux soirées de sensibilisation

A la Médiathèque et sous la halle du marché place de La Liberté, le dernier week-end de septembre 2024 a vu apparaître la Nuit(s) du Climat dans le but de sensibiliser les Garennois à la lutte contre le réchauffement climatique. Experts, artistes et partenaires ont fait de ces deux soirées un grand succès.

Une conférence, une exposition, un salon de la bande dessinée, des animations diverses : la Ville de La Garenne-Colombes avait mis les petits plats dans les grands pour sa Nuit(s) du Climat. L’objectif ? Mettre en avant la nécessité pour chacun d’apporter sa pierre à l’édifice de la lutte contre le réchauffement climatique.

Une conférence et une exposition
Tout a commencé par une conférence à l’auditorium de la Médiathèque par Nabil Wakim, journaliste au Monde et spécialiste des questions d’énergie et de climat. Son podcast hebdomadaire, « Chaleur humaine », et l’infolettre dans laquelle il répond aux questions des auditeurs connaissent un immense succès populaire et permettent à chacun de prendre le sujet en main. « Pour bien agir, il faut d’abord comprendre et être persuadé de l’importance de son action. Après avoir reçu les années précédentes d’éminents scientifiques sur les questions du réchauffement climatique, la Ville tenait à recevoir Nabil Wakim, vulgarisateur scientifique reconnu, afin de s'adresser à un public encore plus large », précise Baptiste Denis, conseiller municipal délégué à la Coordination du Plan de transition écologique. Face à un auditoire attentif et concerné, Nabil Wakim a ainsi expliqué l’inéluctabilité du réchauffement climatique et l’importance des actions à tous les niveaux (transports, agriculture, adaptabilité des villes, mais aussi actions individuelles et collectives) pour contenir ce réchauffement (voir encadré).
La démonstration de ce réchauffement à travers l’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère qui en est la cause, a été montrée parallèlement avec le travail de la photographe Mary-Lou Mauricio, dans la salle d’exposition de la Médiathèque. Avec Born in… ppm, celle-ci présente des portraits de personnes qui inscrivent sur leur corps le taux de concentration de CO2 de leur année de naissance : plus celle-ci est récente, plus ce taux est élevé. Une bonne manière de prendre visuellement conscience de ce problème !

La Nuit(s) du Climat sous la halle
La Nuit(s) du Climat s’est poursuivie le lendemain, sous la halle de la place de La Liberté. Cette soirée a été inaugurée par Monique Raimbault, maire de La Garenne-Colombes, et Philippe Juvin, conseiller municipal et député des Hauts-de-Seine, qui ont visité les différents stands installés sous la halle du marché. On y comptait par exemple Sénéo, le syndicat producteur et distributeur d’eau potable à La Garenne-Colombes, qui tenait un stand avec un bar à eau et des accessoires pour réduire sa consommation d’eau, comme le mousseur. L’ALEC POLD (Agence Locale de l’Énergie et du Climat de Paris Ouest La Défense) a conseillé gratuitement les Garennois dans leurs projets énergétiques grâce à un jeu ludique : la fresque de la rénovation. De nombreux jeux avaient également été installés pour les petits et les grands afin de se sensibiliser et de rentrer à la maison avec les bons réflexes. Un salon de la bande dessinée avait investi les lieux, avec l’aide de la librairie garennoise Comic(s)trip qui avait mis en avant de nombreux ouvrages pour tous les âges, traitant du réchauffement climatique et du développement durable. « Nous avons eu la chance de recevoir Gwen de Bonneval, avec son nouvel ouvrage Philiations chez Aire Libre, et la Garennoise Marie Aubin, avec sa série jeunesse Lilidou chez Naturalia, qui ont pu dialoguer avec les visiteurs », s’est réjouie Stéphanie Mougard, directrice de la librairie. « Ces deux soirées ont montré un engouement de la population pour ce sujet, toutes les générations ont pu y trouver leur compte », a souligné de son côté Baptiste Denis pour qui la sensibilisation des Garennois doit aller de pair avec les actions de la Ville. « La lutte contre le changement climatique est un combat mimétique : si la Ville donne l’exemple, la population suivra », explique-t-il.