Tribunes
Tribunes libres pour le mois de mai 2026
UNION POUR LA MAJORITÉ MUNICIPALE
Agir concrètement pour l’égalité et la qualité du service public
L’égalité entre les femmes et les hommes ne se décrète pas : elle se construit, avec constance, dans les choix que nous faisons pour notre collectivité. Les rapports présentés au Conseil municipal du 16 avril dernier en témoignent avec clarté. Ils traduisent une réalité, mais surtout une volonté politique assumée et durable.
À La Garenne-Colombes, les femmes représentent aujourd’hui 66 % des 524 agents permanents. Près de 70 % d’entre elles occupent les postes les plus élevés de la collectivité (catégorie A), 68 % en B et 65 % en C. Ce résultat est le fruit d’un cap politique clair : garantir l’égalité dans les recrutements, l’accès aux responsabilités et assurer une juste reconnaissance des compétences. Nous faisons le choix d’une collectivité qui ne subit pas les déséquilibres, mais qui les corrige.
Cet engagement s’exprime aussi sur le terrain. Avec la Maison Hestia (dédiée aux femmes seules avec enfants ou victimes de violences), les dispositifs d’accueil des victimes ou le partenariat Angela avec nos commerçants (contre le harcèlement de rue), la Ville agit donc concrètement contre les violences et les situations de vulnérabilité. Les actions de sensibilisation menées tout au long de l’année, notamment auprès des jeunes et des familles, participent à faire évoluer durablement les comportements. La course organisée dans le cadre d’Octobre rose, qui a rassemblé 502 participants et permis de collecter 8 030 €, illustre cette capacité à fédérer largement autour de causes essentielles.
Au-delà de ces enjeux, le rapport social unique confirme la solidité de notre gestion des ressources humaines. Plus de 55 % des agents, soit 295 personnes, ont bénéficié d’une formation en 2025. Le régime indemnitaire, au-dessus de la moyenne nationale, représente en moyenne 20 % des rémunérations, traduisant ainsi une reconnaissance concrète de l’engagement municipal.
La Ville respecte également son obligation d’emploi des personnes en situation de handicap et déploie une politique active de prévention des risques au travail.
Dans un contexte où les collectivités sont appelées à faire toujours plus avec des moyens contraints, nous assumons une ligne exigeante : investir dans les femmes et les hommes qui font le service public. Cela passe par un plan de dé-précarisation, dans un environnement marqué par un taux de rotation maîtrisé (8 %, contre 12 % dans les collectivités comparables), et par un dialogue social constant, fondé sur la responsabilité et la confiance.
Agir pour l’égalité, c’est faire un choix politique fort : celui d’un service public plus juste, plus humain et plus proche des habitants. C’est affirmer une vision où l’exigence sociale et la qualité du service rendu avancent ensemble, au bénéfice de tous.
Geneviève Gaillabaud
Adjointe au Maire déléguée aux Ressources Humaines, Administration Générale et à l’Égalité hommes/femmes
ESPRIT VILLAGE
18 Millions d’emprunt mais à quel prix ?
Un mois après notre élection, trois conseils municipaux se sont tenus, dont deux consacrés au budget. Au-delà des 18 M€ d’emprunt proposés à des conditions encore inconnues (nous y reviendrons), notre inquiétude porte sur l’humain.
Le Rapport Social 2025 révèle une santé au travail dégradée et un climat social préoccupant. Avec 10 % d’absentéisme médical, 16 500 jours d’absence et des situations d’inaptitude en hausse, le fonctionnement des services est fragilisé.
Ce diagnostic devrait appeler un traitement d’urgence de la part du Docteur Juvin. Pourtant, le budget prévention est sous-exécuté à 72 % et la précarité s’installe avec 38 % de contractuels et des titularisations en recul.
Comment accepter d’engager des millions sans traiter en priorité celles et ceux qui font tenir nos services ?
À considérer les agents comme une variable d’ajustement, c’est la qualité du service rendu aux Garennois qui est menacée.
Il est temps de remettre l’humain au coeur des choix municipaux.
Esprit Village
Yann Martin-Chauffier, Kim Bui, Michel Laskar
contact@lagarenne-village.fr
POUR UNE ALTERNATIVE DE GAUCHE ÉCOLOGISTE ET SOLIDAIRE
Recul démocratique à La Garenne
Le nouveau règlement intérieur adopté par la majorité réduit encore l’espace d’expression des élus d’opposition dans le journal municipal.
Désormais, nos tribunes sont strictement limitées à 1125 signes, quand la majorité dispose, elle, de l’ensemble du magazine pour valoriser son action.
Ce déséquilibre affaiblit la pluralité des points de vue et réduit la capacité des Garennois à accéder à une information complète et contradictoire.
D’autres choix étaient possibles : garantir un espace plus équitable, un droit d’expression réel pour toutes les sensibilités et le respect du débat démocratique.
C’est aussi une question de respect des électeurs ayant choisi différemment.
Nous regrettons cette évolution qui marque une dérive préoccupante dans le fonctionnement de notre vie locale.
Parce que ces principes ne sont pas accessoires, nous alertons le Préfet. La démocratie locale mérite mieux que des espaces d’expression réduits.
Waleed Mouhali - Yvelin Montouchet
Conseillers municipaux « Pour une Alternative de Gauche Ecologiste et Solidaire »
alternative.gauche.la.garenne@gmail.com
RASSEMBLEMENT NATIONAL POUR LA GARENNE
Des choix qui interrogent
Le budget 2026 confirme un choix clair de la majorité : privilégier les grands projets visibles plutôt que les priorités du quotidien.
Cette année, la Ville prévoit près de 18 millions d’euros d’emprunt pour financer des opérations lourdes : cinéma, conservatoire, grands aménagements. Ces projets peuvent se défendre, mais ils traduisent un choix politique clair : faire des « monuments de mandat » une priorité. La vraie question est simple : pour quelles priorités accepte-t-on d’augmenter la dette de la commune ?
Pendant ce temps, les préoccupations concrètes des habitants passent au second plan : sécurité, circulation, stationnement, soutien au commerce de proximité.
Or les Garennois attendent d’abord des réponses concrètes : en matière de tranquillité publique, moins de regroupements, par exemple aux Champs-Philippe ; mais aussi des rues commerçantes plus attractives, une circulation plus fluide et un stationnement moins difficile. Il ne s’agit pas de refuser tout investissement, mais de rappeler qu’une ville doit d’abord améliorer concrètement le quotidien de ses habitants.
Mélina Bravo
Conseillère municipale
Liste « Rassemblement National pour La Garenne »
rn.lagarenne@gmail.com
















