Tribunes

Tribunes libres pour le mois de juin 2026

Aménagement urbain : penser la ville sur le long terme
Si la réalisation d’un équipement public requiert plusieurs années, la durée de conception et réalisation d’une opération d’aménagement urbain se compte en décennies.
D’où l’obligation de ne l’aborder qu’avec une vision prospective à long terme intégrant une multitude de paramètres : acceptabilité de l’opération, mode de financement supportable, esthétique et lisibilité urbaines, qualité des circulations, équilibre social résidentiel, tissu commercial, activités, équipements et espace publics, transports en commun, qualité environnementale.
La multiplicité et l’interdépendance de ces paramètres imposent, pour mener à bien une telle opération, une détermination sans faille, la conviction profonde d’agir pour l’intérêt général et la conscience d’une obligation de tenir le cap sur la durée, sans droit à l’erreur.
C’est dans cet esprit qu’au tout début du premier mandat de Philippe Juvin, a été imaginée et lancée la requalification du quartier des Champs Philippe, accompagnant le prolongement du tramway T2, réalisée, afin de ne pas faire supporter l’opération par le budget communal, sous forme d’une Zone d’Aménagement Concertée (ZAC) créée en 2006.
Vingt ans plus tard, l’opération touche à son terme, le quartier des Champs-Philippe, trop longtemps considéré comme un territoire oublié, est redevenu un quartier à part entière de La Garenne où les habitants sont fiers de vivre. L’opération aura conduit à la réalisation de près de 1700 logements (dont plus de 400 logements sociaux), de 55000 m2 de bureaux, de deux nouvelles crèches, de la première mairie annexe, d’un EHPAD, du Théâtre de La Garenne, de nombreux commerces, d’une place publique de centre de quartier, de plusieurs parcs et espaces verts ainsi qu’à l’extension-rénovation des écoles Guest et Renan, la rénovation de la crèche Verdun et de l’accueil du cimetière et la rénovation intégrale de l’ensemble de la voirie désormais entièrement arborée.
Mais, s’il y a lieu d’être légitimement fier du travail réalisé, d’autres défis nous sont désormais proposés. Le départ précipité en 2018 du groupe PSA de son site historique de La Garenne et le choix du groupe ENGIE de s’y implanter nous ont conduits, après avoir accompagné la mise au point et l’intégration dans le quartier du projet ENGIE, à mener une réflexion sur le devenir de l’ensemble du secteur avec pour priorités la réalisation d’un nouveau réseau viaire désenclavant le quartier et d’un grand parc arboré de deux hectares.
La réflexion se poursuit avec la recherche du meilleur montage permettant de mener à bien une nouvelle et ambitieuse opération d’aménagement incluant, outre les anciens terrains PSA, le secteur de rénovation Charlebourg 1970, la rue Pasteur, le dépôt RATP du boulevard National et les terrains sportifs SNCF situés au nord de l’avenue de Verdun.
La Garenne se met à nouveau en marche pour une nouvelle page de son histoire !

Jean-Pierre HERVO
Adjoint au Maire

Une véritable ambition pour le vélo
Début juin, la ville organise sa première Fête du vélo. Une initiative salutaire dans une ville dense de seulement 1,7 km² où l’essentiel des trajets peut se faire à pied ou à vélo.
Mais un premier pas encore très insuffisant. Car inciter les Garennois à passer au vélo suppose un véritable plan de mobilités douces et des pistes cyclables sécurisées sur les grands axes. La créat ion d’une piste boulevard de la République, indispensable pour traverser sereinement la ville, a été proposée par le Département des Hauts-de-Seine. La municipalité l’a refusée de manière bien hypocrite quand on fête ensuite le vélo !
Quant à la sécurisation des aménagements existants avenue de Verdun et avenue du Généralde- Gaulle, elle n’est toujours pas engagée.
Sans infrastructures adaptées, la Fête du vélo restera une initiative sans lendemain. Or mieux partager la voirie, c’est sécuriser les déplacements de tous : cyclistes, piétons et automobilistes. Et cela concourt à l’esprit village qui nous est cher !

Esprit Village
Yann Martin-Chauffier, Kim Bui, Michel Laskar
contact@lagarenne-village.fr

Un budget peu lisible
Le budget primitif 2026 présenté par la majorité affiche encore des indicateurs financiers solides, avec une épargne importante et un niveau d’investissement élevé. Pourtant, derrière cette apparente stabilité, plusieurs signaux doivent nous interroger.
La dette augmente fortement pour financer les projets engagés, tandis que les dépenses de fonctionnement continuent de progresser. Une partie des recettes repose par ailleurs sur des ressources fragiles ou ponctuelles, ce qui interroge la soutenabilité de cette trajectoire à moyen terme.
Le renforcement du CCAS traduit une montée des fragilités sociales dans la commune, qui doit nous conduire à une vigilance accrue.
Sur le plan écologique, des actions existent : rénovation énergétique, LED, panneaux solaires. Mais l’écologie reste une politique d’ajustement plus qu’une véritable stratégie durable de transformation de la ville.
La Garenne-Colombes mérite davantage de lisibilité, d’anticipation et de cohérence dans ses choix budgétaires.

Waleed Mouhali - Yvelin Montouchet
Conseillers municipaux 
« Pour une Alternative de Gauche Ecologiste et Solidaire »
alternative.gauche.la.garenne@gmail.com

Faire vivre La Garenne
Le mois de juin est souvent l’un des plus vivants à La Garenne-Colombes. Rendez-vous associatifs, spectacles, marchés, brocantes, braderies, premiers temps forts de l’été : notre ville retrouve cette ambiance de proximité à laquelle les Garennois sont attachés. Ces moments sont précieux. Ils font vivre nos rues, nos commerces, nos associations et nos quartiers.
Ils rappellent que La Garenne ne doit pas devenir une ville-dortoir, mais rester une commune où l’on se croise, où l’on échange et où l’on prend plaisir à sortir. Mais cette vitalité ne doit pas être limitée au mois de juin ni aux grands rendez-vous du calendrier.
Elle doit s’inscrire dans la continuité, toute l’année, dans chaque quartier. Une ville vivante doit aussi être une ville proche de ses habitants. Cela suppose une information claire, en amont, sur les événements, les travaux, les changements de circulation ou de stationnement. La proximité ne doit pas être un mot de communication. Elle doit se traduire par de la transparence et du dialogue.
À l’approche de l’été, cette attention est encore plus nécessaire envers nos aînés et les personnes isolées, particulièrement exposés lors des fortes chaleurs.

Faire vivre La Garenne, ce n’est donc pas seulement organiser des animations.
C’est préserver un équilibre entre convivialité, qualité de vie et considération des habitants.

 

Mélina Bravo
Conseillère municipale
Liste « Rassemblement National pour La Garenne »
rn.lagarenne@gmail.com