Tribunes

Tribunes libres pour le mois de février 2024

Un débat d’orientation pour un budget responsable

Début mars a lieu le Débat d’Orientation Budgétaire au conseil municipal. Précédant d’un mois le vote du Budget 2024, il s’agit d’un temps fort de la vie communale qui vise un triple objectif : présenter les hypothèses d’évolution de nos dépenses et recettes, en fonctionnement comme en investissement ; proposer les orientations de programmation de nos investissements sur plusieurs années ; faire le point sur l’encours de notre dette et son évolution.

Nous abordons ce débat dans un contexte économique morose, entre ralent issement de la croissance, début de reprise du chômage et des taux d’intérêt encore élevés. En effet, 2023 aura été une nouvelle fois éprouvante pour bon nombre de nos concitoyens confrontés à une inflation pesant sur leur budget quotidien - en particulier sur l’énergie et l’alimentation - et à un durcissement du crédit rendant plus difficile l’accès au logement. Sans oublier, bien entendu, les difficultés liées à la santé, à l’éducation ou à l’insécurité…

Les budgets des communes n’ont pas échappé à ce contexte. La poussée inflationniste a entraîné une hausse des dépenses de fonctionnement, avec des recettes progressant moins rapidement. Ce qui a conduit de très nombreuses municipalités françaises à augmenter, dans des proportions souvent élevées, leur taux de taxe foncière ; laquelle reste – après la suppression de la taxe d’habitation – le dernier lien fiscal unissant les habitants à la ville où ils résident. Pour financer leurs investissements, les communes ont par ailleurs eu davantage recours à l’emprunt (plus de 6 % d’augmentation en moyenne nationale), voyant ainsi leur encours de dette progresser.

Dans notre commune, à la gestion maîtrisée des dépenses qui caractérise la politique municipale depuis de nombreuses années s’est ajoutée une série de mesures d’économies prises fin 2022, pour anticiper les risques budgétaires auxquels nous allions être confrontés. Nous avons ainsi pu traverser 2023 sans augmenter notre taux de taxe foncière pour la troisième année consécutive et nous continuons d’afficher une dette parmi les plus basses du département des Hauts-de-Seine. Forts de cette position, nous engagerons le Débat d’Orientation Budgétaire avec l’esprit de responsabilité qui anime notre majorité, conscients des difficultés et des nouveaux risques qui se présentent à La Garenne-Colombes comme aux autres communes françaises ; qu’ils relèvent de la conjoncture économique, de la géopolitique ou de mesures prises à l’échelon national et s’imposent à nous.

La marge de manoeuvre dont nous disposons est étroite, mais nous le ferons en respectant notre engagement en faveur du bien être des Garennoises et des Garennois, avec une attention pour les plus fragiles d’entre nous, mais aussi à travers la réalisation des projets qui contribueront à l’amélioration de la qualité de vie de tous.

 

Lilian SOUBRANNE
Adjoint au Maire délégué aux Finances

L’obsèdent excédent

A longueur de tribunes l’éditorialiste municipal Philippe Juvin nous vante les mérites d’une gestion sérieuse. La Garenne vit au rythme d’excédents budgétaires présentés avec une fierté tenace. Pourtant, qu’y a-t-il de si glorieux à voir de l’argent public non dépensé au service de la collectivité et de l’avenir face aux défis de l’époque ? En ces temps de baisse de dotation aux communes par l’état, les options sont : ne pas dépenser ou aller chercher les financements publics là où ils sont pour continuer d’investir. La Majorité a décidé de créer l’illusion de l’inutilité de la dépense. Ne pas dépenser plus que ce que l’on a. Le budget d’une collectivité n’est pas celui d’un foyer. Une gestion de bon père de famille ne vaut pas dans la période actuelle de mutation profonde.

La prudence n’évite pas le danger d’un équilibre fragilisé. Les retards accumulés depuis 10 ans dans la rénovation énergétique des bâtiments communaux se sont payés cher en 2022 quand les prix de l’énergie ont explosé. Le rattrapage actuel ne masque pas le rythme lent du changement de notre ville. Peut-on se féliciter d’avoir perdu l’occasion d’emprunter quand les taux étaient si faibles pour accélérer l’investissement sur la durée ? Une gestion basée exclusivement sur une capacité élevée d’autofinancement est délétère et marque singulièrement la distinction entre une politique progressiste de gauche et les autres.

 

Anne-Gaëlle Courty Ahmed – Waleed Mouhali,
conseillers municipaux La Gauche pour La Garenne
lagauchepourlagarenne@gmail.com - 06 69 66 89 18

Retrouvons de l’audace !

Après la bétonnisation de la place de la Liberté, la réalisation d’un cinéma et d’un nouveau conservatoire, qui continuent de densifier notre petite commune (l’une des villes des Hauts de Seine les plus denses avec 16 500 habitants au km2), ne serait-il pas temps de créer un véritable poumon vert en centre-ville ? Qu’allons-nous faire du Conservatoire actuel dont la rénovation s’avérerait compliquée et coûteuse ?

Nous proposons l’étude de deux projets : Une première option avec la destruction de ce bâtiment vétuste permettant l’agrandissement du Parc Wangen pour une partie, et pour l’autre, la création d’un City stade offrant un équipement sportif peu coûteux, une aire de jeux pour les plus jeunes et des adultes intéressés par ces pratiques. Une autre option pourrait être la transformation totale en parc, et la création d’un city stade à un autre endroit, à côté des tennis et de la piscine par exemple.

Au regard des nombreux jeux non encadrés sur la place de la Liberté, il est désormais temps de proposer de vrais espaces adaptés, sécurisés, pour les familles et les ados à qui l’on propose bien peu de choses.

Notre petite ville est agréable mais elle manque cruellement d’espaces verts et d’équipements sportifs, il faut donc y remédier.

 

Agissons ensemble
Alexandre Faraut et Delphine Jouenne-Ruault
Twitter : @afarautLGC @delphinejouenne
Instagram : alexandrefarautLGC
Tél : 06 61 97 12 48