Bagno a Ripoli, commune périurbaine de Florence en Toscane s’étendant sur environ 74–76km² et possède une population comparable à celle de La Garenne-Colombes mais sur un territoire beaucoup plus vaste. Le territoire, situé entre Florence et les collines du Chianti, est entouré de vignobles, d’oliveraies, de fermes et de majestueuses villas médicéennes qui témoignent de son riche passé historique et artistique. Il est parfois décrit comme le “jardin de Florence” en raison de la beauté de ses paysages agricoles et de sa proximité avec la ville.
Bagno a Ripoli est aussi historiquement liée à la famille Médicis : Catherine de Médicis (1519-1589) et Marie de Médicis (1575-1642) y trouvent leurs origines, tandis que sa proximité avec Vinci, lieu de naissance de Léonard de Vinci, renforce son patrimoine culturel. Sur le plan agricole, Bagno a Ripoli est réputée pour ses vignobles, ses oliveraies et ses produits de terroir, et elle accueille chaque année des événements liés à la production locale, comme le salon Prim’Olio dédié à l’huile d’olive. La commune accueille également le centre d’entraînement de la Fiorentina, club de football de Florence, soulignant l’importance du sport dans la vie locale.
La ville toscane a signé son contrat de jumelage avec La Garenne-Colombes, le 28 juin dernier à l’Hôtel de Ville, et devient ainsi la cinquième ville étrangère à créer des liens étroits avec notre commune.
25 000 habitants
Ville jumelée depuis 2022
Maire : Francesco Pignotti
Le cinquième jumelage pour La Garenne
Après Wangen im Allgäu (4 juin 1980), Valpaços (5 juin 2004), Yoqneam (10 mai 2006) et Daroun Harissa (28 octobre 2011), la Ville de La Garenne-Colombes a noué, en 2022, un nouveau partenariat de jumelage avec la commune toscane de Bagno a Ripoli.
Le rapprochement entre La Garenne-Colombes et Bagno a Ripoli avait été engagé dès 2019. Toutefois, la crise sanitaire a retardé la signature officielle de la convention de jumelage. Comme le rappelle Bruno de Soultrait, conseiller municipal délégué aux Jumelages et aux Relations internationales : “On pourrait dire que nos deux communes se sont fiancées en 2019 et mariées en 2022 ! “
Le serment de jumelage a été officiellement signé le samedi 25 juin 2022, dans la salle des mariages de l’Hôtel de Ville, par Philippe Juvin, maire de La Garenne-Colombes, et Francesco Casini, maire de Bagno a Ripoli. La cérémonie s’est tenue en présence d’Irène Castagnoli, Consule générale d’Italie à Paris, ainsi que de nombreux élus du Conseil municipal.
À cette occasion, La Garenne-Colombes a offert à la Ville de Bagno a Ripoli une ruche ainsi qu’une plaque commémorative en bronze, en écho à la production locale de miel qui peut atteindre jusqu’à 60 kg par an. Les représentants de la commune italienne ont, quant à eux, remis un plat en faïence réalisé par un grand maître italien de renommée internationale.
Ces échanges symboliques traduisent la volonté des deux villes jumelées d’inscrire leur partenariat et leur amitié dans une démarche durable, fondée sur le partage des valeurs, des savoir-faire et des traditions.
Renforcer les jumelages avec des villes étrangères
3 questions à Bruno de Soultrait,
Conseiller municipal délégué aux Jumelages et aux Relations internationales
À quoi servent les jumelages ?
Bruno de Soultrait : Les jumelages sont nés après-guerre dans l’idée de renforcer le rapprochement franco-allemand avec des contacts directs entre les populations. Pour cette raison, aujourd’hui encore sur environ 6 000 communes jumelées, la moitié l’est avec des communes allemandes. On peut même dire qu’aujourd’hui les deux tiers de la population française vivent dans des communes jumelées dont deux tiers des villes Allemandes. Ensuite se sont multipliés les jumelages avec le Royaume-Uni, afin de développer les échanges linguistiques, puis cela s’est élargi à d’autres pays d’Europe et du monde, pour apporter de l’aide au développement. Nous avons, par exemple, aidé Daroun Harissa, petite commune pauvre proche de Beyrouth en lui envoyant six concentrateurs d’oxygène pendant la pandémie, afin de soutenir des personnes atteintes de problèmes respiratoires dus à la Covid.
LGCI: Justement, la pandémie n’a-t-elle pas freiné, et peut être stoppé, les jumelages ?
B. de S. : Elle les a freinés c’est sûr. Nous avions ainsi depuis de longues années des échanges linguistiques avec la ville allemande de Wangen im Allgäu. Ceux-ci ont dû s’arrêter et ne commencent à être réorganisés que cette année. J’ai la volonté de relancer ces jumelages, notamment pour faire profiter nos jeunes de ces opportunités de connaître d’autres cultures.
LGCI: Qu’est-ce qui permet à un jumelage de réussir ?
B. de S. : Nous avons maintenant une certaine expérience des jumelages. Et l’important, pour que cela marche, c’est que les échanges soient aisés. C’est par exemple le cas avec Wangen im Allgäu et plus difficile avec Yoqneam, pour des raisons de distance mais surtout pour des raisons de langue. Avec Bagno a Ripoli, pas de problème : Florence possède un aéroport et La Garenne profite de ceux de la région parisienne. De plus, de nombreux jeunes Garennois, une petite centaine, apprennent l’italien au collège, sans oublier que cette langue fait partie des initiations proposées dans les modules découverte pour les écoliers en élémentaire. Bref, il y a de quoi faire ! Dans tous les cas, je souhaite développer les jumelages en renforçant les échanges linguistiques mais aussi les échanges entre clubs de sport – cela existe déjà pour les clubs de randonnées avec Wangen im Allgäu – ou même des échanges entre centres de vacances. Bagno a Ripoli possède un centre à l’Île d’Elbe et, nous, à Houlgate en Normandie : de quoi permettre à nos jeunes de faire découvrir leur région à ceux de l’autre ville